1982. Femmes je vous aime.
Une des plus belles chansons de l'univers (oui je sais, je suis marseillaise). Non mais plus sérieusement, avez-vous déjà réfléchi à ça: Julien Clerc [à qui les années 2000 vont quand même beaucoup mieux que les années 80] a quand même réussi à écrire un des plus beaux hommages aux femmes, en y casant: blessures, dures, difficiles, souffrance, impatience. C'est beau. Je salue l'exploit. Personnellement, je n'aurai pas été capable d'écrire un si bel hommage aux hommes, en y casant: blessures, durs, souffrance, égoisme, martiens;)
Merci Julien.
Mise en scène :
Seb est entrain de jouer au buildeur sur second life...
Seb: Pourquoi ça ne marche pas?
Biou: Uh?
Seb: Je n'arrive pas à aligner ça
Biou: Essaye de rajouter 0,5
Seb rajoute 0,71
Biou: J'ai dit 0,5 loup
Seb: Oui oui
Seb rajoute 0,6
(Et ça ne marche toujours pas)
Biou: Allez ai confiance en moi un peu XD
Seb: Oui oui
Seb rajoute 0,5
Seb: Ah, ça marche!
Biou...
T_T'
Les histoires qu'on raconte.
Les histoires qu'on écoute.
Les histoires qu'on se raconte.
Les histoires qu'on avale.
Les histoires qui commencent.
Les histoires qui se croisent.
Les histoires qui se terminent.
Les histoires les plus belles.
Les histoires les plus dures.
Les nouvelles histoires.
Coup d'envoi.
C'est sûr, au footeux, faut pas essayer de lui parler sans ce petit ascendant psychologique qui peut arriver lorsqu'il baisse la garde. On profite d'une ouverture, on annonce la nouvelle, et on attend le contre favorable. Le seul souci, c'est qu'il nous réponde en contre pied, et qu'il profite du temps réglementaire pour s'opposer à notre demande. Dans ce cas, une seule parade, repousser le non en faveur du je te comprends on en reparlera plus tard mon chéri, s'incrire dans une dynamique de tacle, réglementaire bien sûr, et récupérer l'ascendant. Cette intelligence du déplacement sur la surface de négociation permet de dégager loin, quasiment au second poteau. Au final, une inscription en soutien qui permet de patienter jusqu'au temps additionnel, et de finir sur un score final de 1 partout;)
20h00, samedi soir.
Les 5 enfants sont chacun dans leur chambre, attelés à diverses activités silencieuses ou minutieuses selon l'âge, dodo, challenge du coloriage à réaliser absolument sans dépasser, mini paillettes à coller le long d'une longue ligne en zigzag, lecture d'une encyclopédie minimum, le retour de la momie en volume 3 maximum.
Et pour moi?
Pour moi, c'est le top sonore qui marque la fin d'une journée de 14h d'affilées, (pour l'instant), dédiée à tous, sauf à moi. Pfiou.
20h00, l'heure où la pression tombe d'un coup.
Et c'est là que je réalise pour la première fois que mon tee shirt est maculé de lait caillé, que mon jean est décoré de Petit Ecolier machouillé écrasé, que les lacets de mes baskets ne se sont pas ré-attachés tout seuls finalement, que mes cheveux ne ressemblent à rien, que j'ai 7 appels en absence de ma mère, que le contenu de la troisième machine de linge ne s'est pas étendu par magie, et que mon laptop n'avait plus de batterie à force de m'attendre en veille.
Pas grave.
A ce top sonore, c'est pour moi. Enfin. Un petit morceau de ma journée m'appartient encore. Et c'est maintenant.
C'est maintenant que je m'assoie avec un petit verre rempli de veritas, que je tape ces mots, avant d'aller lire mes blogs préférés.
Au prochain top sonore, je serai sur votre page;)
Wow. Je viens de réaliser: Je suis plus rentable que le Livret A.
La seule variable de ma journée, c'est le temps.
Ce qui est invariable, c'est le travail, les enfants, le couple, la maison, les 6 heures de sommeil par nuit, le blog;)
Et tout le reste relève de l'accidentel (le social and co qui se joue hors de l'enceinte du foyer ou du lieu de travail).
Ainsi, le seul élément sur lequel je puisse jouer, ce sont les minutes que je grapille à droite et à gauche, et que je suis libre de réattribuer selon mes invariabilités et mes accidentalités.
Mais pour grapiller des minutes, il faut vivre dangereusement les amis.
Je marche au minimum au pas de course, env. 8 km/h, en comptant les gens que je dépasse en guise de trophée.
Je zigzague entre les passants sans même m'en rendre compte.
Je m'impose sur les passages piétons qui n'ont pas de feu rouge (c'est absurde à Paris), jouant avec ma vie.
Je ne connais pas la file de droite des escalators.
Je descends les escaliers 3 à 3 en évitant avec brillo pour l'instant les foulures de cheville sur mes talons.
Je connais les raccourcis des stations de métro.
Je suis incollable sur les meilleurs wagons de RER pour accéder directement aux sorties.
Je suis diplômée agrégée du Shiva Institute pour mes 2 bras qui en valent 4.
Je connais les décomptes de minutes entre chaque passage du piéton rouge au piéton vert.
Je dépense systématiquement le double de calories que j'ai beau ingèrer.
Ben oui! Je vous vois rigoler doucement, mais que voulez vous? Les journées ouvrables (sans les 6 heures de sommeil) n'ayant que 1080 minutes, si j'en gagne 40 à réattribuer en toute liberté grâce à ma vie hyper dangereuse, c'est énorme les amis! C'est du 3,7% d'optimisation et de rentabilité pure et dure... J'explose le taux du Livret A;)
Deux voxeurs qui ne se connaissaient pas. Deux voxeurs que tout séparait, l'âge, la situation perso, l'identité culturelle, leur passé. Deux voxeurs qui ont tenté leur chance, en quête de la même aspiration: trouver la sérénité dans l'amour. Deux voxeurs qui s'attachent jour après jour, à célébrer cette romance d'aujourd'hui, commencée sur la toile et qui a donné cet enfant, Alexandre, 1 an ce 4 novembre.
Y a des jours comme ça, ou rien que de mettre le pied sur le sol, on se rend compte que ça va être une dure journée...
Déjà rien que le fait de se coucher à 21h40 et de se réveiller par des pleurs à 7h avec l'impression d'avoir fait une nuit blanche est mauvais signe...
Mais il faut quand même faire avec, se lever, préparer le petit dej du petit roi, tenter de lui laver les dents, la couche, l'habiller, etc...
Après faut s'habiller, sans se dire "omg le ventre que j'ai..."
Pis après on va passer un ptit coup de fil à maman, histoire de prendre des nouvelles au cas ou l'après midi soit dédié à la sieste (histoire qu'on ne me réveille pas XD)
Pis la maman toujours dans sa crise d'adolescence déprime un peu, parce que demain elle reprend le boulot, pis qu'elle a pas envie (pis qu'après une semaine elle sera contente de faire quelque chose de ses journées)
Bref on remonte un peu le moral de la maman, et puis on raccroche parce que ça fait déjà deux heures qu'on est au téléphone...
Et puis on met les manteaux, et puis on sort, mes baskets prennent l'eau, m'en faut vraiment une nouvelle paire...
Alors on va en ville, on fait 1..2...3...4 magasins... (Oui je suis très chiante en matière de chaussure, pour ça que je change que quand elles sont mortes XD) Et puis ben on trouve rien... Ou faudrait que j'adopte des bottes, ça les bottes y a pas de soucis, on en trouve...
Et puis y a un vent de folie, alors j'me dit qu'un petit bonnet pour Mathias ce ne serait pas du luxe, alors on va en acheter un, et puis on arrive au guichet, et pis on apprend que sa carte de crédit est périmée... alors on annule l'achat... Et pis je me rend compte que pour une fois j'avais mon chéquier avec moi, alors je propose de payer par chèque... Et puis faut sa carte d'identité... Et puis je l'avais passé à Seb pour faire une photocopie et je ne sais pas ou elle est... Et puis Mathias il en a plus que marre, alors pour la première fois en ville, il décide de se mettre à pleurer...
Et pis faut passer à la banque... Et pis faut une semaine pour avoir une nouvelle carte, parce que vu que j'ai mes 25 ans, s'pu la même carte qu'avant, faut la commander... Et pis Mathias il continue de râler, je le sors de la poussette, il râle aussi, je le porte, il râle, j'ai pas tenté en lui tapant la tête sur les murs, ça aurait peut être fait effet ...
Et puis il était l'heure de rentrer, et puis c'est les travaux partout, et puis c'est la galère pour allez à l'arrêt de bus, et puis Mathias continuait de pleurer... Et puis le bus est arrivé, mon ticket trop froissé n'est pas passé... Y a fallu en sortir un autre... Et puis Mathias continuait malgré les câlins etc...
Et puis quand on est arrivé à notre arrêt, ben il était en travaux, alors le bus ne c'est pas arrêté, alors y a fallu attendre le suivant... Et puis quand on est descendu y a commencé à pleuvoir... Et pis j'ai voulu m'allumer une clope... Pis à peine la moitié de la clope fumée, je l'ai faite tomber dans une flaque d'eau... Et puis quand j'ai fini par arriver dans le hall de mon immeuble, j'ai remarqué que la poussette avait roulé dans une m*rde de chien, y a fallu nettoyer... Et puis Mathias continuait son boudin, et il ne voulait pas monter dans l'ascenceur...
Et puis on arrive à maison, faut faire à manger, et pis quand j'ai été prendre la spatule pour remuer, ben j'ai le verre avec tous les accessoires de cuisine qui c'est renversé...
Je me demande comment je n'ai pas mis le feu à ma cuisine...
J'espère que je ne vais pas faire cramer mon pc cet aprèm...
Pis via le blog de Seb mon avatar a prit un coup de vieux... (Et mon moi a prit un coup de geekerie ^^)
3 ans d'sl... ptain c'est long...
Je tenais à vous remerciez de votre lecture, naturellement, le premier qui se foutera de ma tronche.... Nan rien en faite... Merci fidèles lectrices / lecteurs / androgyne / anonyme / extraterrestre / etc etc...
;)
J’ai 3 ans…
Ca allait forcément arriver un jour, j’ai repris une année de plus.
Voyons, j’ai début sur Second Life le 04 novembre 2006. Les maintenances régulières du mercredi soir pour nous, se transformaient bien souvent en soirée MSN. Le lag n’avait rien de mesurable à ce que l’on connait maintenant (j’entends ainsi qu’ajourd’hui c’est méga fluide, si si).
Dans ce temps, la communauté franco, c’était 2 boite de nuit, l’Athena et le WildStyle. Tout deux disparu aujourd’hui. J’étais là quand on a passé le cap des 10000 connectés en même temps. 3 ans après on a même pas franchi les 100 000.
J’ai connu les banques et leur faillite. Y'avait aussi les notes dans les profils. La limitation à 25 groupes (ah ca existe encore.. diantre!). J’ai vu naître Windlight, comme tant d’autres bien entendu. J’ai visite des milliers de sims, j’ai en photographié des centaines. J’ai rencontré des centaines de personnes, et finalement beaucoup restent à mes cotés.
J’ai « joué » au couple virtuel à mes depends, personne ne m’y reprendra. J’ai rencontré des personnes de tous les continents, de tous les ages et toutes les origines, c’est ainsi que je décrirai mon trésor. J’ai lié des amitiés fortes à des personnes qui ne m’ont jamais déçues, ma bonne étoile veille sur moi.
J’ai envie de continuer, d’explorer encore et toujours. De me lancer un ultime défi social, en animant Lost World. Le village aura été une franche réussite. De 4096 à la sim Low Prim, nous avons gravi les échelons. Il fallait l’arreter pour continuer c’est ce que nous avons fait.
J’ai 3 ans sur Second Life. C’est passé vite. Ce monde virtuel a bien changé. J’ai surtout beaucoup changé. Il est loin le temps ou je flanais sur le mainland explorant des sims, me heurtant à des barrières rouges. Adressant la parole à quiconque croiserait ma route. Aujourd’hui… je ne pars plus à l’aventure, j’ai des guides de voyages qui me disent ou aller, quoi voir. La magie s’est un peu éteinte même si l’envie reste intacte.
La photo, qui me prenait le plus grand de mon temps jusqu’au mois dernier, m’a permis énormément de choses. Ces rencontres que je décris ci-dessus. Ces explorations, qui même sans celà serait toujours mon violon d’Ingres. J’ai participé au plus grande expo de Second Life, anticipant les décadences à venir dans ce domaine. J’ai eu pendant 2 ans une image affichée sur le site de Second Life, le nouveau portail social-oriented-bloglink etc… aura eu raison d’elle ...
Et au final… je m’en moque un peu de tout ca, un jour le tas de pixels que j’agite comme un pantin avec une fréquence quasi régulière s’eteindra pour de bon. Quand? c’est impossible à prévoir, mais ca viendra, je le sais.
Au final, ma fierté reste mon fils et ma femme. Partnaire et complice de longue date qui me laisse bien souvent finir mes soirées seul sur mon pc parce qu’elle va se reposer (en ralant un petit peu). C’est un équilibre qui me permet encore de passer du temps sur l’un de mes loisirs préférés. Je vous aime mes amours.
A tout ces moments que j’ai vécu, je n’attends qu’avec impatience les prochaines soirées que nous allons bientot reprendre. C’est une nouvelle aventure qui va debuter à LW. Si j’ai changé, j’espère encore maitrisé la technique des blancs entre les chansons, et des annonces de titres foireuses lorsque je stream...
Merci encore les amis, sans vous, je serai certainement plus là.

